Tisser une forte alliance thérapeutique

Description

Les psychothérapeutes perdent des clients, souvent dans les premières rencontres. Ces clients sont fréquemment ceux qui sont des plus difficiles, ceux qui sont bloqués, difficile à engager ou hostile/obliger de participer dans les rencontres. La majorité des intervenants ont entendus que jusqu’à 75 % de l’efficacité d’une approche thérapeutique quelconque est dû à la relation client/intervenant. Toutefois, la plupart d’eux ont reçu peu ou pas de formation en l’établissement de ce savoir-être cruciale. Ils étaient laissés à leurs propres moyens à trouver la manière de la façonner, avec un succès variable. Les résultats d’une relation mal tissée pourraient que le client décroche de la thérapie et ne reçoit pas le traitement qu’il recherche. Il est aussi possible que l’intervenant vit un sens d’impuissance et/ou incompétence, qui pourrait contribuer à l’épuisement professionnel, une peste actuelle de nos jours. Qu’est-ce qu’on peut faire pour remédier la situation, augmenter la qualité de traitement et la satisfaction des clients et réduire leur décrochage et l’épuisement des intervenants?

 

Objectifs

À la fin de la formation le participant :

  1. Aura une présentation de la recherche soutenant l’importance de la relation thérapeutique dans la réussite de la psychothérapie
  2. Aura une présentation des composantes clés dans une bonne relation thérapeutique
  3. Aura la possibilité d’apprendre et de pratiquer les compétences qui approfondissent la compréhension de l’expérience du client (empathie), une composante clé dans le développement d’une bonne alliance thérapeutique
  4. Aura la possibilité d’apprendre et pratiquer des stratégies utiles avec des clients difficiles (ceux qui ne participent pas dans la thérapie de leur propre volition, qui sont fâchés, silencieux, hostiles, etc.) afin d’offrir à l’intervenante plus d’outils pour travailler avec ce type de client qui pose des défis multiples.

Contenu

  1. Introduction : Présentation de la formatrice, plan de match pour la formation, les objectifs de l’atelier
  2. Activité d’évocation des participants au sujet de l’alliance thérapeutique (qu’est-ce que c’est, comment l’établir, combien de temps prend-il de le faire, etc.)
  3. Définir l’alliance thérapeutique et son rôle dans la réussite de la psychothérapie
  4. Survolde la recherche
  5. Activitésd’évocation des participants de leurs idées à ce sujet
  6. Lesrôles et responsabilités du thérapeute et du client
  7. Activité : discussion sur l’empathie (qu’est-ce que c’est? Qui est le juge si on est/n’est pas empathique? Comment améliorer l’empathie? Est-ce qu’on puisse être empathique envers soi?)
  8. Metta
  9. Qu’est-ce qui vous aide à maintenir votre empathie dans les moments difficiles? Quelles sont vos attitudes/notions préconçues envers vos clients qui vous aident? Qui vous nuit ?
  10. L’esprit de l’EM: Respecte, Compassion, Acceptation, Partenariat, Évocation, Autonomisation
  11. Présentationet définition des outils utilisés en EM (OuVER)
  12. Questionsouvertes
  13. Valorisations
  14. Écouteempathique juste
  15. Résumés
  16. Activités: Pratiquer les outils OuVER  
  17. Questionsà deux
  18. Valorisations et résumés
  19. Commentmontrer votre empathie ?
  20. L’écoute empathique juste
  21. Activitépratique (trios) Comment créer des reflets complexes
  22. Activitépratique (reflets)
  23. Activité de pratique : répondre à la dissension avec de l’empathie
  24. Activitépratique (échange de 3 minutes@/2 tours)
  25. Intégration des habitudes empathiques dans les tâches habituelles (ex. donner de l’information, la cueillette d’information)
  26. Présentation du processus Demander-Partager-Demander
  27. Activité de donner l’information : Demander-Partager-Demander

Méthode

La pédagogie expérientielle sera la méthode privilégiée; l’utilisation des exercices, discussion et rétroaction.

 

 

Andréia R. Malisia

 Andréia R. Malisia est une gradué de l’Université de McGill avec un baccalauréat en ergothérapie. Elle a ensuite entamé une maitrise en science de la réhabilitation en 2009. Depuis le début de sa pratique en 2007 elle travaille auprès des enfants en utilisant la méthode d’intégration sensorielle. À travers les années, elle suivit plusieurs formations, agrandissant son répertoire avec des approches telles la méthode de réorganisation neurofonctionnelle Padovan niveau I à V, l’intégration des réflexes Masgutova ainsi que la méthode des mouvements rythmés BRMT. Elle travaille en offrant des services en clinique, en faisant des contrats scolaire, ainsi que des évaluations et traitements à domicile. Elle a été invitée à donner plusieurs présentations sur l’intégration sensorielle, l’hippothérapie ainsi que les jeux dans le contexte thérapeutique à l’Université de Concordia et McGill pour les étudiants en éducation, en infirmerie et en ergothérapie.

La « Boîte à Réussites » sur la dyspraxie visuo-spatiale

Description :

La terminologie utilisée depuis quelques années par les professionnels, les parents et la littérature parle parfois de trouble développemental de la coordination (TDC), du trouble d’acquisition de la coordination (TAC) et de dyspraxie. Est-ce tous des synonymes? Pourquoi et comment peut-on donner une spécificité de visuo-spatiale à la dyspraxie? Les globes oculaires ont des muscles comme les autres parties du corps pour les faire bouger et coordonner leurs mouvements oculo-moteurs. L’ergothérapeute doit connaître davantage comment déterminer les difficultés motrices globales et celles des gestes du regard pour bien cibler les interventions à privilégier avec l’enfant ainsi que fournir des recommandations pertinentes pour le milieu scolaire.

Objectifs :

  • Clarifier la terminologie et expliquer la démarche diagnostique de la dyspraxie visuo-spatiale (DVS) ;
  • Comprendre toutes les composantes (moteur, perceptuel et visuel) de la dyspraxie visuo-spatiale et les impacts fonctionnels chez l’enfant (scolaire et dans les autres habitudes de vie)  pour clarifier les forces et les défis de l’enfant ;
  • Devenir outiller avec différentes approches, stratégies, outils et documents pour aider les enfants DVS dans leurs fonctionnements quotidiens en milieu scolaire;
  • Clarifier la participation des différents acteurs auprès de ces enfants afin de favoriser un travail d’équipe et de concertation.

Contenu :

Le participant s’approprie des connaissances, des stratégies et des outils pouvant être intégrer dans sa pratique auprès de l’enfant.  Il pourra utiliser ses connaissances pour développer les compétences de l’enfant DVS afin de le rendre fonctionnel et autonome dans ses différents milieux de vie (familial, scolaire et loisirs).

Clientèle visée :

Ergothérapeutes débutant leur pratique en pédiatrie ou pour ceux avec expériences qui veulent acquérir de nouvelles notions sur divers aspects touchant ce trouble neuro-développemental.

Professionnels et intervenants de l’éducation ou de la pédiatrie.

Méthode pédagogique :

Exposés, discussions de groupe et analyse de vignettes cliniques.

Françoise Lespérance

 

Françoise Lespérance détient un diplôme d’ergothérapie de l‘Université  acquis en 1982 en tant que bachelière. Elle a fait sa carrière d’ergothérapeute dans les centres de réadaptation au Québec auprès de la clientèle pédiatrique ayant diverses déficiences physiques dont près de 20 ans en déficience visuelle. Elle a également été gestionnaire clinique des équipes de réadaptation physique en pédiatrie et en sensorielle pour toute la région de l’Outaouais durant une dizaine d’années. Maintenant, Mme Lespérance utilise son expertise et ses compétences pour partager ses connaissances par des articles de blog disponibles sur son site jouer-et-grandir.com et sous forme de formation.

Enfants complexes, trucs simples: l’intégration sensorielle chez les enfants

Description : Ce n’est pas facile être un enfant, surtout si nos sens nous dérangent au lieu de nous aider. Il est difficile d’être à l’écoute des consignes de l’enseignante avec des amis qui chuchotent en classe, ou s’habiller pour aller jouer dehors quand tous les amis dans le corridor sont dans ma bulle, et il est impossible de rester assis pour la durée complète de cet examen quand je n’ai qu’envi de courir et sauter dehors. Mais quel est la différence entre ces enfants et un enfant qui finit son examen ou qui écoute toutes les consignes même avec la fenêtre de la classe ouverte et des bruits de construction dehors. De plus, quel est ce coussin d’air qu’utilise Johanne quand elle fait sa dictée, ou les coquilles de construction qu’à Victor durant les transitions entre cours, et pourquoi Luke a-t-il le droit d’avoir un toutou avec lui en classe ? Tous ces sujets seront démystifiés lors de cette formation.

Objectifs : Cette formation a comme objectif d’expliquer la base de l’intégration sensorielle ainsi que démontrer aux professionnels travaillant avec des enfants ayant des besoins sensorielles des activités à faire ainsi que du matériel à utiliser pour aider ces enfants.

Contenu : Les sens, l’hyper et l’hypo réactivité, l’intégration sensorielle au quotidien, des trucs pour les enfants, pour les enseignants, ainsi que pour les professionnels travaillant avec ces enfants, matériels sensoriels pour qui et quand, etc.

Clientèle visée : Cette formation s’adresse aux professionnels travaillant avec des enfants intéressée à être introduit à l’intégration sensorielle ainsi qu’avoir certains trucs et stratégies pour aider ces enfants dans leur quotidien (activités de vie quotidienne, devoirs, jeux, etc.).

Méthode pédagogique : Exposés, discussion en groupe, mise en situation, analyses de cas.